Quam Chrysalidem
Mis en scène par Yordan Goepp-Dumery
Synopsis
Une femme, un homme, deux entités, rattachés au même corps. Depuis toujours, elles coexistent dans un cocon qu’elles ont peu à peu tissé pour se protéger d’un monde qui n’est pas fait pour les accueillir. Elles y ont bâtis des repères et tissés des souvenirs, mais le piège s’est refermé sur ces deux ombres. Le seul moyen d’en sortir est désormais d’affronter le monde extérieur et de se défaire l’une de l’autre.
Étant deux faces d’une même pièce, toutes deux entretiennent une grande complicité mais représentent également leur plus grand danger. Alors que la coopération leur avait permis de survivre jusque là, leurs deux visions de l’avenir s’opposent, mettant en péril leur équilibre et la survie de l’une d’elles.
Présentation du projet
Par les rapports, les relation et les conflits des personnages, nous racontons une quête de transidentité. Ce texte est témoin d’une recherche, un chemin encré en nous depuis toujours. Des questions sans réponse et de la remise en cause du monde qui nous a fait naître. Une quête inscrite dans notre société et qui a besoin de se faire entendre, se faire comprendre.
Bien au delà du sujet transidentitaire, ce sont des interrogations qui nous traversent tous qui passent à travers le texte. Se chercher, se trouver enfin, puis s’affirmer soi-même.
Ce lieu mystérieux, mêlant confort et détresse, lutte et tendresse, héberge une relation complexe dans laquelle chaque figure lutte pour prendre le dessus.
Prochain spectacle programmé :

Jouer avec les codes
Le cocon est une image classique de l’art queer, représentant la période transitoire entre deux corps.
La scénographie s’inspire et joue avec les codes queer pour exprimer l’emprisonnement. Car au delà de la transformation, c’est aussi le doute et la recherche aveugle, défaite de repère, que cette phase représente.

Une recherche universelle
La quête d’identité nous est commune à tous. Chacun est, à plusieurs instants de sa vie, confrontés à des questionnements intimes et profonds dont la réponse le définira comme individu.
Ce sont avant tout ces interrogations que nous venons imager, afin que chacun puisse se reconnaitre dans ce récit.

Une emprunte poétique
Très imprégnée de grands textes théâtraux, de Musset à Lauren Marx, l’autrice retranscrit son récit avec une démarche poétique. Le texte fait danser des mots et des images puissantes pour faire parvenir, d‘une manière colorée, les parts de tiraillement et de liberté de ne pas parvenir à vivre dans un monde qui n’est pas fait pour nous.

Un monde qui n'est pas fait pour naître
L’humain a besoin de repères pour se construire et trouver sa place. Certains s’attachent à des codes appris depuis toujours. D’autres grandissent avec l’impression que ces modèles ne sont pas fait pour eux.
Se développent alors deux sensations : appartenir au groupe ou être en marge.
Le dispositif de rencontre cher à la compagnie tente ici d’unifier chaque parti pour enfin faire société ensemble.
L'équipe
- •Metteur en scene, création lumière — Yordan Goepp-Dumery
- •Texte — Nina Lapeyre
- •Tissu scenique — Anna Larose
- •Composition musicale — Maleaume Chiarello
Les interprètes
- •Elle — Nina Lapeyre
- •Iel — Maleaume Chiarello
Images












